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Normalement, mon livre est commandable partout en France mais il faudra s'armer de patience et avoir un libraire tenace pour réveiller le distributeur qui pèche par excès de lenteur...

Sinon, tournez-vous vers les libraires locaux convaincus par mon roman, certains l'envoient à domicile :

Librairie Evrard à Amiens 

 

Librairie Martelle à Amiens

Martelle Cliquez ici  

 

Librairie Cognet à Saint-Quentin

 

Librairie Ternisien à Abbeville

 

Fnac.com

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 11:42

658925_84453645-bis.jpgSortir un roman, c'est bien.

Mais se revendiquer comme un écrivain, c'est autre chose...

Les mois passent depuis l'apparition en librairie de mon premier ouvrage et je m'aperçois que je suis atteinte du complexe de l'imposteur.

 

Des lecteurs m'écrivent et me parlent d'une histoire que j'ai bien écrite et qui pourtant ne m'appartient plus vraiment.

Des journalistes me posent des questions, m'analysent, me décortiquent mais je n'ai pas l'impression que l'on parle de moi. J'ai un quotidien banal, un « vrai » boulot qui paie les factures et peu de temps pour écrire de la littérature... Qui est cette personne que l'on interroge sur son style, sa plume et ses projets littéraires. J'ai parfois l'impression de jouer un rôle.

Et comble de l'imposture, quand je rencontre un écrivain (un vrai pour le coup) qui me présente comme sa consoeur, je pique un fard et ne sais plus dans quel trou me terrer...

 

Culpabilité de ne pas écrire assez ou assez vite, problème de légitimité après un roman esseulé sur son étagère ou manque d'ego, je ne sais quelles sont les sources de ce complexe étrange.

Ce que je crois, c'est qu'il n'est pas simple de sortir des livres et d'être lu. Je dont je suis certaine, c'est qu'il faut toute une vie pour savoir écrire. Ce que j'ignore, c'est si un jour, je serai un écrivain...

Par laetitia-deprez - écrivain - Publié dans : Pourquoi écrire ? - Communauté : La littérature au féminin
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 16:50

 

Après un premier roman qui a plutôt bien marché (à sa petite échelle !), comment éviter l'angoisse de la page blanche ? Et s'il suffisait de se laisser déborder par le quotidien et de trouver toutes les excuses possibles pour ne pas reprendre la plume...

Petite liste non exhaustive :

1/ J'ai encore beaucoup de travaux et de bricolage à faire à la maison

2/ Il faut absolument que je reprenne le sport pour muscler ce dos qui me fait trop mal

3/ Le moral de la famille n'étant pas au rendez-vous, j'ai besoin de passer du temps avec eux

4/ Le boulot me pompe toute mon énergie

5/ J'ai déjà écrit toute la journée pour le journal, j'ai besoin de faire autre chose

6/ Les week-ends passent décidément trop vite...

7/ Il faut que je finisse mes livres pour les rendre à la bibliothèque

8/ il n'y a plus rien dans le frigo et la pile de linge à repasser va bientôt s'écrouler 

9/ Je suis un peu patraque

10/ Pas aujourd'hui, je n'ai pas la tête à ça, j'écrirai plutôt demain...

 

Et voilà comment après un début honorable (une cinquantaine de pages déjà rédigées), le second roman n'avance pas pendant quatre bons mois. Décidément, le temps file trop vite ! Promis, je m'y remets demain... ou après demain...

Par laetitia-deprez - écrivain - Publié dans : Pourquoi écrire ?
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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 10:39

La communauté "Littérature au féminin" accueille quelques jeunes écrivaines dont Laëtitia Déprez. J'ai lu son premier roman que j'ai dévoré de la première à la dernière page et en ai profité pour lui poser quelques questions.

 

"Dominique jeune secrétaire joyeuse et gourmande, essaie de profiter de la vie. Son boulot ne la passionne pas et son patron lui est complètement indifférent mais il faut bien gagner sa vie. Pourtant, de menus incidents, le comportement étrange de son patron vont lui mettre la puce à l’oreille. Louis victime d’hallucinations sombre lentement dans la folie. Elle va tenter de lui venir en aide…"

   

     Est-il plus facile de dresser le portait d'une femme lorsque, comme vous, les deux personnages principaux sont un homme et une femme ?

Même si dans l'écriture, il faut se mettre « dans la tête » de ses héros, ce n'est pas plus facile d'écrire sur un personnage féminin plutôt que masculin. Je serais même tentée de dire que c'est le contraire. En effet, il est intéressant et même un peu jouissif de penser et de réagir comme un homme. La distance se fait automatiquement. Et c'est un peu comme un jeu de rôle.

Tandis que pour le personnage féminin, j'ai toujours peur de tomber dans l'identification. C'est un vrai piège. J'écris de la fiction, pas une autobiographie. Je me dois d'être tout le temps à l'affût afin que mon héroïne ne me « vole pas mes pensées ». Je ne dois pas la trahir non plus et toujours la faire agir et parler en accord avec sa personnalité et son caractère. D'ailleurs, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit... C'est un vrai travail et je suis contente quand mon héroïne me surprend moi-même, cela veut dire qu'elle a pris le pouvoir, qu'elle est devenue un véritable personnage, avec de la consistance.

    
Votre personnage féminin est très dynamique au contraire du personnage masculin qui peu à peu sombre dans la folie. Est-ce que cela a une signification particulière pour vous ?

Il est vrai que pour moi, les femmes sont plus dans le mouvement que les hommes. Mes personnages en sont le reflet. Louis est dans la retenue et la solitude. Il me fallait un contre-point avec un personnage profondément ancré dans la parole et l'échange. Ce ne pouvait être qu'une femme !


    
Le personnage féminin est particulièrement altruiste, pensez-vous que cela soit un trait de caractère propre aux femmes ?

Je ne pense pas que ce trait de caractère soit exclusivement féminin, heureusement. Mais il est certainement plus naturel chez les femmes... Plus instinctif...


    

Pourrait-on dire d'ailleurs qu'elle est "maternante" vis à vis de son patron ?

Oui, elle est maternante. Un peu trop parfois ! C'est à la fois une qualité et un défaut que l'on retrouve souvent chez les femmes. Mais il faut dire que c'est aussi un trait de caractère que les hommes recherchent...

Pour mon personnage, c'était indispensable. Car on a beau être altruiste, il faut tout de même être particulièrement maternante pour s'attacher à un homme revêche et parfois même antipathique comme Louis. C'est le complexe du sauveur, plus il sombre, plus il paraît perdu, plus elle s'attache à lui. Les femmes fuient rarement devant ce genre de situation, au contraire, comme Dominique, elles s'investissent encore plus.


Auriez-vous pu, ou avez-vous été tenté, d'inverser les rôles, un homme fort et une femme instable psychologiquement ?

Cette idée ne m'a même pas traversé l'esprit... La distribution des rôles était évidente !


Cela aurait-il eu à votre avis la même portée ?

En effet, je pense que le livre n'aurait rien à voir. Il aurait certainement perdu en force et en humanité. Pour moi, un « homme fort » qui sauve une « faible femme », ça ne revêt pas les mêmes enjeux et ne pose pas les mêmes questions.

 

Merci Laëtitia d’avoir accepté de répondre à mes questions.

 

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Par laetitia-deprez - écrivain
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 10:49

 

Couverture réédition Mal vous va si bienProxinews.com : Même s’il ne peut pas se résumer qu’à cela, votre ouvrage traite de la schizophrénie. C’est un combat qui vous tient à cœur ou simplement le postula de départ d’un thriller psychologique ?

C’est une maladie qui ne me touche pas de près, mais qui m’a toujours fascinée. Plus je lisais et plus je me renseignais sur la schizophrénie, plus il était évident que cette pathologie était un personnage à elle toute seule. Elle offre tous les éléments d’un bon thriller psychologique, amenant à la fois remise en question, angoisse et violence. Les malades qui oscillent entre deux réalités sans vraiment savoir laquelle est la vraie... C’est très tentant pour un auteur ! Mais je ne voulais pas en faire le sujet de mon livre. Elle s’est imposée comme un ingrédient mettant du piment, un élément déclencheur des doutes et de l’enfermement de mon personnage… Un prétexte qui, au final, a touché les lecteurs. Car beaucoup connaissaient quelqu’un atteint par cette maladie. La schizophrénie est devenue très quotidienne…

 

 

Proxinews.com : La notion de " Bien " est omniprésente, que ce soit dans le titre, l’hommage à votre mère, mais également dans l’intrigue principale de l’ouvrage. " Suis-je quelqu’un de bien ? " C’est une question que vous vous posez quotidiennement depuis longtemps ?

En effet, pour moi, c’est une question essentielle de l’intrigue. Il est tellement facile de faire mal à ceux que l’on aime ou ceux que l’on croise : par négligence, égoïsme ou simplement par paresse. C’est tentant de ne jamais se remettre en question. Moi-même, je ne fais pas exception à la règle ! Mais j’essaie au moins de m’en rendre compte et de tendre un peu plus souvent vers le Bien que vers le Mal. C’est un message que j’ai voulu faire passer dans le livre. S’il est vrai que l’on sème parfois le mal autour de soi, même sans s’en apercevoir, on peut aussi semer de petits cailloux de bien au fil de nos rencontres. Il " suffit " d’être attentif… Mais c’est un travail quotidien.

 

 

Proxinews.com : Vous passez d’un style très " factuel ", presque journalistique pour décrire le quotidien et le mal être de Louis Dapolino, à un style qui oscille entre Anna Gavalda et Ellis pour décrire la vie truculente et très " moderne " de votre personnage secondaire, Dominique. J’imagine qu’il n’a pas été simple de jongler entre les deux ? Quel a été votre processus d’écriture ?

Pas simple justement, mais tellement jouissif ! Comme les personnages s’enchaînent d’un chapitre à l’autre, dans un style très différent, mais toujours de façon chronologique, il était impossible d’écrire d’abord les chapitres de Louis puis ceux de Dominique. J’ai donc suivi le fil du récit, dans l’ordre, en me mettant successivement dans la tête de l’un puis de l’autre. Quand j’écris à la première personne, je deviens le personnage. C’est comme un jeu de rôle, il me dicte ses pensées et ses actes. Avant chaque nouveau chapitre, il fallait donc que je m’imprègne de l’un ou de l’autre en relisant ses passages précédents pour ne pas trahir le fil de ses pensées, ni son propre style narratif.

 

 

Proxinews.com : Quels sont les auteurs qui ont façonné votre univers littéraire ?

C’est particulièrement éclectique. Quand j’étais jeune, les livres au " programme scolaire " ne m’ont pas vraiment donné le goût de la lecture ! J’ai découvert tardivement que l’on pouvait dévorer des pavés de plusieurs centaines de pages, sans s’ennuyer, avec Victor Hugo notamment. Puis comme tout le monde, je me suis laissée tenter par les bons vieux polars d'Agatha Christie ou de Mary Higgins Clark. J’ai été bercée par l’imaginaire des rois du suspense comme Dean R. Koontz ou les premiers romans de Stephen King. Mais je me reconnais plus dans la littérature contemporaine française : des histoires simples, quotidiennes, dans une langue fluide, comme Amélie Nothomb, ou qui portent des messages de vie importants (mais sans se prendre la tête !), comme Eric Emmanuel Schmitt. Mon premier choc littéraire, dans le sens où il a changé l’idée que j’avais sur la façon d’écrire et le type d’histoire que l’on pouvait raconter, reste La vie Interdite de Didier Van Cauwelaert.

 

 

Proxinews.com : Comment vos collègues du Courrier Picard ont-ils accueilli votre ouvrage ?

Pour être franche, j’avais un peu peur de leur réaction, de certaines jalousies peut-être. Ou que le livre ne soit pas à la hauteur... D’ailleurs, je ne m’en suis pas vraiment vantée. J’ai prévenu ma hiérarchie, pour les convenances, mais les autres l’ont découvert avec les premières critiques et le bouche-à-oreille. Mais je n’ai eu que de bons retours, les gens étaient vraiment heureux pour moi, d’autant que le livre a plu… Certains m’ont même demandé une dédicace !

 

 

Proxinews.com : Le Mal vous va si bien est votre premier roman. Quels conseils donneriez-vous à de jeunes auteurs qui souhaitent être publiés ?

Faites-vous plaisir d’abord, pour le reste, ce n’est que du bonus. On sait à quel point les portes des grandes maisons d’édition sont dures à franchir, d’autant que le marché va plutôt mal ! Il est tentant de suivre les modes et d’essayer d’écrire un livre dans " l’air du temps ". En ce moment, ce sont les polars, les sagas fantastiques ou les livres historiques qui ont la cote. Mais il ne faut jamais renier son style. Cela demande d’être peut-être plus persévérant et de rentrer par la petite porte d’une maison d’édition confidentielle. J’ai mis plus d’un an et demi à publier mon premier roman, après l’envoi de près de 45 manuscrits. Et d’un coup, trois maisons d’édition m’ont appelée presque en même temps ! Il faut avoir ce petit grain de folie qui permet d’y croire malgré les lettres de refus qui s’accumulent. Et il faut se sortir de la tête le conte de fées idyllique du premier best seller de l’auteur inconnu. Il faut être réaliste, c’est difficile d’être édité, de faire sa place parmi les milliers de livres qui sortent chaque année, d’être tributaire d’une petite maison d’édition qui n’a que peu de moyen, peu de promo, peu de réseau mais qui a eu le mérite de croire en vous… Mais quand les personnages prennent vie dans les mains des lecteurs, c’est la plus belle récompense de toute cette ténacité !

 

 

Proxinews.com : Sur votre blog http://laetitia-deprez.over-blog.com, vous racontez votre nouvelle vie d’écrivaine mais vous faites également la critique d’autres romans, généralement sans langue de bois. Pas trop difficile de passer à son tour de l’autre côté du miroir ?

La lecture est quelque chose d’intime et de subjectif. Il n’y a parfois aucune explication au fait que l’on aime ou pas un style, une histoire. J’en suis consciente, et c’est pourquoi quand je donne mon avis sur un livre, je cherche toujours du positif. Si je n’en trouve pas (ce qui arrive !), je m’abstiens d’en faire la critique.

Aujourd’hui, je sais que quand on écrit un livre, on s’attache à ses personnages comme à ses enfants. Il est donc parfois difficile d’avoir le recul nécessaire face aux critiques. Pour l’instant, j’ai eu de la chance, les avis sont très positifs. Du coup, je suis un peu masochiste et je suis friande des points négatifs que l’on peut me rapporter. Ce sont des indications qui vont sûrement m’aider à progresser pour le roman suivant. Mais aucune ambiguïté, j’adore quand les gens me disent qu’ils ont aimé mon livre !

 

 

Proxinews.com : Un nouveau roman en perspective ?

Il est en cours d’écriture. Je ne sais pas encore où le personnage va me mener. Je ne suis pas du genre à prévoir un plan détaillé de tous les rebondissements. Mais la petite vie qui prend forme sous mes doigts commence à me plaire. Evidemment, je n’y consacre pas assez de temps ! Il faut que je trouve des bulles de solitude pour laisser divaguer ma plume. Mais je suis motivée par les premiers lecteurs qui me demandent régulièrement quand sortira le prochain.

 

 

Proxinews.com : La question que l'on ne vous a jamais posée et à laquelle vous aimeriez bien répondre ? 

Pas facile… Depuis que mon roman est sorti, on m’a posé des questions, parfois plus étonnantes les unes que les autres ! Peut-être pourriez-vous me demander des nouvelles de mes personnages ? Comme beaucoup de mes lecteurs espèrent que je vais faire une suite, ce qui n’est pas le cas, je vous donnerai des nouvelles avec plaisirs. Louis et Dominique sont toujours côte à côte, ils se battent au jour le jour pour que leur chemin se dirige un peu plus du côté du bien…

 

 

LE MAL VOUS VA SI BIEN

Editions MYRIAPODE

ISBN : 978-2-35945-0-033

15 x 21 cm, 204 pages

18 €

http://www.editionsmyriapode.fr

 

 

 

Par laetitia-deprez - écrivain - Publié dans : Pourquoi écrire ? - Communauté : La littérature au féminin
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 16:56

Petite séquence nostalgie,

avec cette interview faite sur le Festival du livre de Saint-Quentin en mai 2010,

mais qui vient seulement d'être mise en ligne sur Dailymotion !

C'est ça aussi le temps de la littérature, une certaine notion de l'intemporalité...

Les livres se doivent de prendre leur temps, de prendre leurs aises

et les festivals régionaux s'éveillent avec le printemps !

Même si les professionnels clament haut et fort que la durée de vie (économique !) d'un livre n'est que de trois mois

les auteurs ne peuvent s'empêcher de penser à la durée de vie (émotionnelle !) de leur histoire qui est éternelle !

 

 

 

Par laetitia-deprez - écrivain - Publié dans : salons - Communauté : La littérature au féminin
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